
Cicatrice pathologique
Toute cicatrice, qu’elle soit ancienne ou récente, devrait être contrôlée. Une cicatrice normale devrait être souple sur toute sa surface et libre, c’est-à-dire que l’on doit pouvoir la mobiliser sans qu’elle n’adhère aux tissus en dessous.
Lorsque ce n’est pas le cas, on parle de cicatrice pathologique. Souvent perçue comme un simple détail esthétique, elle peut pourtant être la source de douleurs insoupçonnées à distance.
Qu’est-ce qu’une cicatrice pathologique ? Il s’agit d’une cicatrice qui a mal « vieilli ». Elle peut devenir :
- Indurée : Elle est dure au toucher.
- Adhérente : Elle est « collée » au muscle ou au fascia en dessous. On ne peut pas la faire glisser sous les doigts.
- Inesthétique : Elle peut être boursouflée ou rouge (chéloïde), mais ce n’est pas toujours le cas visuellement.
Pourquoi faut-il s’en inquiéter ? (L’effet domino) Une cicatrice n’est pas qu’un problème de peau. Une adhérence peut agir comme un point de blocage global :
- Perturbation de la circulation : La zone cicatricielle peut comprimer les vaisseaux sanguins et lymphatiques, perturbant le retour veineux et la drainage des toxines locales.
- Tensions musculaires et articulaires : La peau et les muscles étant liés, une peau qui « tire » crée une tension constante sur le muscle sous-jacent. Cela peut mener à des douleurs articulaires ou des contractures chroniques.
- Impact sur la posture (Posturologie) : C’est le point le plus souvent ignoré. Une cicatrice au genou, au ventre ou à l’épaule peut modifier inconsciemment votre façon de vous tenir pour éviter la douleur, créant des déséquilibres posturaux dans tout le corps.
Quand et comment traiter une cicatrice ? Il est important de masser et régénérer ces tissus.
- Le timing : Une cicatrice peut être traitée en massothérapie dès 3 jours après une intervention chirurgicale (une fois les fils retirés et la plaie parfaitement fermée), ou sur des cicatrices anciennes de plusieurs années.
- La technique : La pression sera adaptée en fonction de votre douleur et de la sensibilité de la zone. L’objectif est de « casser » les adhérences pour redonner de la mobilité au tissu.
Ne négligez pas vos cicatrices Si vous ressentez des tiraillements, des douleurs inexpliquées ou si votre cicatrice reste dure, n’hésitez pas à en parler lors de votre séance. Travailler sur une cicatrice, c’est souvent débloquer une chaîne de tensions installée depuis des mois.